
AUTONOMISATION DES FEMMES
La Côte d’Ivoire « pourrait bénéficier de gains de l’ordre de 6 à 8 milliards de dollars sur le long terme, si la plupart des discriminations à l’encontre des femmes sont résorbées », selon la Banque mondiale (Situation économique en Côte d’Ivoire – juillet 2017). Des efforts ont été lancés, mais au classement égalité de genre 2020 du Forum économique mondial, la Côte d’Ivoire perdu du terrain, pour se situer à la 142è place (sur 153 pays analysés). Travail non rémunéré dans l’agriculture, activités dans l’économie informelle, manque de représentation à l’Assemblée nationale (12% de femmes élues seulement) et au gouvernement (8 femmes sur 41 ministres), difficultés d’accès à la propriété foncière, aux financements bancaires et à la justice : les Ivoiriennes ont encore du mal à bénéficier d’une réelle autonomie. SOW a décidé de relever le défi, en commençant par travailler sur l’autonomisation des femmes.
L’ONG les accompagne dans leurs initiatives d’entrepreneuriat, en particulier dans le secteur de la production agricole et la commercialisation de leurs produits.

SANTÉ ET ACCÈS À L'EAU POTABLE
Selon l’OMS, 785 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable – soit une sur neuf. Parmi ces populations, 40% vivent en Afrique subsaharienne. En Côte d’Ivoire, si le taux de couverture est relativement élevé dans les centres urbains,
où vit un peu plus de la moitié de la population totale (26 millions), en revanche, dans les zones rurales, l’accès à l’eau potable reste un enjeu – de vie quotidienne, de santé et d’éducation, pour environ 35% des habitants. L’eau contaminée entraîne des maladies telles que des diarrhées chez les jeunes enfants, qui peuvent conduire à la déshydratation, mais aussi des parasitoses digestives, des dysenteries et, plus grave encore, la typhoïde et le choléra. En outre, les femmes et les filles étant souvent responsables des corvées d’eau. Elles consacrent de ce fait moins de temps à d’autres occupations : soins des enfants pour les femmes, écoles pour les filles, notamment.
AGRICULTURE ET LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
L’agriculture est extrêmement vulnérable au changement climatique. C’est vrai pour de nombreux pays. Et particulièrement pour la Côte d’Ivoire : l’agriculture contribue à plus de 21% de la richesse du pays, emploie plus de la moitié de la population active et fournit plus de 75% des recettes d’exportation. Dans les zones rurales, où vit environ la moitié de la population totale, plus de 75% des habitants travaillent dans l’agriculture. Au-delà des productions destinées à l’exportation – la Côte d’Ivoire est par exemple le premier producteur mondial de cacao – les zones rurales vivent aussi de l’agriculture vivrière, également affectée par le changement climatique. La hausse des températures et l’évolution des précipitations font baisser les rendements et augmenter les risques de mauvaises récoltes, tandis que les taux élevés de carbone dans l’atmosphère réduisent la valeur nutritionnelle des produits cultivés. En outre, les femmes sont responsables de près de 80 % de la production.
SOW souhaite à la fois travailler sur l’adaptation de l’agriculture vivrière au réchauffement climatique et donner du pouvoir aux femmes. Pour ce faire, l’ONG veut identifier les populations agricoles vulnérables, organiser des campagnes de sensibilisation au changement climatique et de formation aux bonnes pratiques agricoles et faciliter la commercialisation des produits. L’accent sera mis sur l’accompagnement à l’entreprenariat et l’autonomisation des femmes. Une fois les besoins identifiés, l’ONG organisera des ateliers de formation, de sensibilisation et d’accompagnement.

EDUCATION
L’Afrique subsaharienne est la région du monde qui affiche le taux le plus élevé d’exclusion dans le système éducatif, selon l’Unesco. En Côte d’Ivoire, où le nombre de jeunes de zéro à 14 ans représente plus de 40% de la population, si la quasi totalité des enfants vont à l’école, dont une proportion légèrement plus élevée de garçons (92%) que de filles (82%), d’après la Banque mondiale, l’alphabétisation reste néanmoins plus fréquente chez les jeunes hommes de 15-24 ans, avec 63,8% qui savent lire et écrire, contre 47,2% chez les jeunes femmes de même tranche d’âge.
En outre, pour tous, les conditions d’apprentissage, en particulier dans les zones rurales, restent difficiles : manque de bâtiments, de tables et de chaises, de livres, de cahiers et de crayons, de professeurs des écoles formés… SOW a donc pour ambition d’améliorer l’apprentissage en lecture, écriture et mathématiques des élèves du primaire et du secondaire dans les écoles vulnérables.

